LAFONT EST DANS @EYELINE MAGAZINE

Direction le stand coloré de Lafont, où Eyeline a interviewé Thomas Lafont, chief creative director et designer de l’entreprise familiale basée à Paris, au milieu des nuances vives de jaune, de rose et de bleu. À chaque Silmo, Lafont présente ses collections d’une manière nouvelle et inédite, sans jamais se départir de ce qui fait sa singularité. Comment s’y prend la marque et où Thomas puise-t-il son inspiration?

«Nous considérons chaque SILMO comme un nouveau partenaire commercial, qui nécessite une nouvelle approche», explique Thomas. «Nous tenons à surprendre nos visiteurs et à les faire sortir de leur zone de confort, mais nous voulons aussi nous renouveler et nous améliorer. En tant que créateur, je puise mon inspiration dans tout ce qui m’entoure, j’ai toujours un carnet de croquis avec moi. Tout commence souvent par une idée qui vient automatiquement se greffer à une autre que j’avais déjà en tête. Et comme Lafont fabrique des lunettes depuis 40 ans, j’ai aussi un énorme héritage sur lequel m’appuyer. Il arrive que je ressorte quelque chose d’il y a 30 ans. Notre collection vit; nous nous y attelons ensemble et nous ne nous croisons jamais les bras.»


Telle mère, tel fils
La boutique que Louis Lafont a ouverte en 1923 dans le quartier de la Madeleine à Paris fêtera ses 100 ans l’année prochaine. Quand son petit-fils Philip a repris l’entreprise en 1972, il y a ajouté une dimension supplémentaire. Il s’est lancé dans la conception de lunettes exclusives avec sa femme Laurence : la marque «Lafont» était née. Lafont évolue sur la scène internationale depuis 1979 et cela fait 35 ans que la collection est distribuée avec succès par G.F.C. Lafont Benelux. «À la mort de ma mère, il m’a semblé on ne peut plus logique de lui succéder au poste de designer. Nous avions grandi au cœur de l’entreprise et de ses créations, entourés de lunettes. Ma mère et moi étions proches. J’ai beau mettre l’accent sur d’autres choses aujourd’hui, elle m’a transmis son sens de la mode et des couleurs ; c’est ce qui fait la singularité de Lafont.»


Une collection basée sur l’upcycling

«Notre collection basée sur l’upcycling, ou surcyclage, stimule particulièrement ma créativité. Nous produisons notre propre acétate recyclé à partir de résidus d’acétate. C’est génial ! Je crée une composition de couleurs sur la base des chutes disponibles,
après quoi le fabricant réalise les plaques. Nous avons ainsi lancé une édition limitée de 200 exemplaires à l’occasion de SILMO. La monture que nous proposons ici est un modèle standard de notre collection. Elle sera donc encore disponible après le salon. Par
contre, ce coffret-ci, avec ce mélange de couleurs, est une exclusivité réservée à SILMO. Nous planchons déjà depuis longtemps sur une autre collection pour le MIDO. Il est essentiel à mes yeux que Lafont porte un regard durable sur l’avenir. Ce processus de recyclage s’inscrit donc à merveille dans notre démarche. Il requiert pas mal de préparation, mais il fournit de magnifiques résultats.»


Découvrez la version néerlandaise de l’interview de Thomas Lafont : https://lunetteslafont.files.wordpress.com/2022/12/lafont-eyeline-6-2022-versin-nl.pdf

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.